
Le monastère Dorjé Pamo procure aux membres de la communauté monastique un cadre favorable à l’observance de leurs vœux sans distractions, il contribue à la préservation et à la transmission de l’enseignement du Dharma et il offre aux visiteurs un espace sacré favorisant leur développement spirituel et l’accumulation de mérites.
Notre mission
Le Monastère Dorjé Pamo a pour vocation première d’offrir aux moniales un cadre de vie monastique stable et harmonieux, propice à la pratique spirituelle. La vie communautaire y est structurée autour de la prière, de l’étude et du service, permettant à chacune de cultiver l’entraînement de l’esprit et les qualités intérieures selon les enseignements du Bouddha.
Tout en étant un lieu de pratique monastique, le monastère se veut ouvert sur le monde. Il aspire à devenir un espace d’inspiration spirituelle accessible à tous, bouddhistes ou non, où les moniales mettent leur expérience méditative et leur compréhension de l’esprit humain au service de la communauté, en offrant un lieu d’accueil, d’écoute et de ressourcement.
La Sangha, pilier vivant de la transmission du Dharma
La communauté monastique occupe une place essentielle dans la préservation et la transmission du Dharma. En recevant, en pratiquant et en diffusant les enseignements, ses membres assurent la continuité de cette expérience spirituelle à travers les époques.
Si la pratique individuelle demeure possible, sans cadre structurant garantissant la transmission du message, les pratiquants risqueraient de demeurer isolés, semblables à des étoiles éphémères appelées à s’éteindre sans laisser de trace. Il est donc nécessaire d’établir des structures institutionnelles solides afin d’assurer la transmission de cette réalisation spirituelle au fil des générations.
« En l’absence de véritables communautés monastiques et d’une discipline monastique authentique, il sera très difficile de préserver la Sangha et de répandre le Dharma. »
Lama Zopa Rinpoché

Il existe un chemin authentique menant à la libération de la souffrance. Confronté à la maladie, à la vieillesse, à la mort et à la figure de l’ascète, le prince Siddharta renonça à sa vie mondaine pour entreprendre sa quête de liberté. Cette aspiration à la libération conserve toute sa pertinence aujourd’hui : elle touche au cœur même de la condition humaine, au-delà des époques et des frontières culturelles.
La vie monastique constitue une composante fondamentale de la Sangha quadruple, qui réunit moines et moniales pleinement ordonnés ainsi que pratiquants laïcs, femmes et hommes.
Partout où cette communauté aux quatre branches s’établit, elle forme le socle stable sur lequel les enseignements peuvent s’enraciner et se déployer en une tradition vivante et pérenne.
L’histoire du monastère Dorjé Pamo
L’histoire du monastère Dorjé Pamo s’inscrit dans celle de l’arrivée du bouddhisme tibétain en Occident au cours de la deuxième moitié du 20e siècle, et plus particulièrement dans celle de la FPMT (Fondation pour la Préservation de la Tradition du Mahayana).

– 1980 –
Les visites en France des lamas fondateurs de cette organisation, Lama Thoubtèn Yéshé et Lama Zopa Rimpoché, en 1978 et 1979, eurent pour conséquence quasi immédiate l’établissement dans le Tarn, non loin de Toulouse, des centres de Dharma, l’Institut Vajra Yogini, et d’un monastère de moines, le Monastère Nalanda. C’est dans les vastes dépendances du château où s’était installé l’Institut Vajra Yogini, centre accueillant tout public pour des enseignements et des retraites, que le premier monastère Dorjé Pamo pour moniales a vu le jour, au début des années 80.
« Ne pensez pas que ce que vous faites, vous le faites pour vous. Vous le faites pour les moniales du futur »
Lama Thoubtèn Yéshé, fondateur du monastère Dorjé Pamo lors de sa première visite, en 1982.
Un groupe de jeunes moniales de nationalités diverses y débuta une communauté monastique, en lien étroit avec les activités de l’Institut et celles du monastère voisin, sous la guidance des lamas tibétains résidents de ces deux établissements. Dorjé Pamo fut ainsi le premier monastère de la tradition bouddhiste tibétaine conçu pour des moniales occidentales.
Les ancien.ne.s présent.e.s à l’époque se souviennent de l’influence très positive que ces jeunes moniales exercèrent sur toutes celles et ceux qu’elles côtoyèrent, et de leur ardeur à étudier, pratiquer et servir. Lire un article du Mandala (1984).
– 1987 –
L’enseignement du Bouddha nous apprend que tout est en perpétuel changement, en fonction de multiples causes et conditions elles-mêmes en évolution permanente. Des causes et conditions ont ainsi présidé, au bout de quelques années, à l’éparpillement de ces moniales appelées pour beaucoup à des tâches de gestion ou d’enseignement dans différents centres de la FPMT. Ce fut bientôt la fin du monastère Dorjé Pamo, première génération.
Plusieurs décennies se sont depuis écoulées … Régulièrement la question d’un monastère pour les moniales revenait dans les conversations. Plus récemment, les moniales de la région de Lavaur se sont regroupées et organisées, se retrouvant régulièrement pour des pratiques communes, des discussions relatives au quotidien, à l’éthique et l’entraide entre moniales.
– 2016 –
Grâce à la bienveillance d’un généreux donateur et à celle de l’Institut Vajra Yogini, une propriété présentant les conditions nécessaires au développement de notre projet a pu être obtenue. Effectivement, courant 2016, nous avons eu la joie de recevoir en donation une propriété qui comprend un vaste corps de ferme et de nombreuses dépendances. Entourée de six hectares d’espaces verts, elle comprend vergers, prairies, bois et un petit étang. Notre futur monastère était enfin trouvé ! Tout naturellement, et selon les recommandations de notre directeur spirituel, Lama Zopa Rimpoché, qui donna alors son aval au projet, il a retrouvé son nom original, Monastère Dorjé Pamo.

– 2018 –
Le projet prend de l’essor et commence à susciter un intérêt certain. Auparavant domaine agricole, la propriété abritait également dans une aile des bâtiments un atelier de boulangerie réputé. En raison d’un incendie et afin de répondre à la nécessité d’augmenter la capacité d’hébergement, d’importants travaux de rénovation doivent être effectués. Les plans d’aménagement sont établis, des devis sont faits.
Les travaux ont commencés en mars et ont pris fin au début de l’été – réfection de la toiture, changements de toutes les huisseries, création de nouvelles chambres et de nouvelles ouvertures, installation d’un nouveau système de chauffage, réfection complète des circuits électricité, plomberie, adduction et évacuation des eaux.

Avant de pouvoir envisager l’installation des premières moniales dans les locaux, il restaient à effectuer d’importants travaux de peinture. Des brigades courageuses de bénévoles se sont relayées tout au long de l’été pour en assurer la plus grande partie, malgré la chaleur. Et, les premières moniales ont aménagé en septembre 2018.
Dès le début du mois d’octobre, les ouvriers « pro » (plaquistes, menuisiers, électriciens, plombiers, etc.) sont revenus pour reprendre les travaux sur la partie gompa / bibliothèque / réception.
– 2019 –
Au mois d’août, les travaux sur la partie temple (gompa) et bibliothèque sont en voie d’être terminés. Des bénévoles déterminés installent les parquets. L’ébéniste vient de mettre en place l’autel qu’il a confectionné.


– 2021 – 2022 –
L’autel est peint dans le style tibétain classique selon les souhaits de Lama Zopa Rinpoché, par l’artiste népalais, Guélek Sherpa.
Pendant l’hiver 2022, la frise de vajra, touche finale de l’autel, a été posée par Peter Griffin et nous avons accueilli la statue de Tara Blanche créée par Denise Griffin et peinte par Guélek, grâce au parrainage d’un groupe de disciples taiwannais, pour la longue vie de notre précieux Lama.


Où nous trouver?
Nous sommes situées près de Lavaur (Tarn), dans le sud de la France au 1215 Route de Cabanès, 61500 FIAC
Nous avons la chance d’être situées au milieu de 6 hectares d’espaces naturels, comme un écrin de nature propice au ressourcement, à la méditation, et surtout dédié à l’accueil de moniales qui trouveront là un havre de paix pour étudier, pratiquer et œuvrer au bien de tous.
